31 Mai 2008, monastère royal de Brou...
Un temps pluvieux ce dernier samedi de Mai n'incitait pas à la balade...
Je me suis quand même un peu forcée à faire quelques kilomètres pour aller jusqu'à un lieu que je connaissais pas, hormis de réputation, et qui était répertorié comme "vaut le voyage" sur mon guide touristique...
Hé oui, car on peut être femme d'origine transsexuelle et quand même curieuse des beautés architecturales de là ou d'ici...
Deux heures de route sous la pluie à l'aller, une heure de visite au monastère royal de Brou et deux autres heures sans pluie pour le retour... une après midi remplie.
Dommage que j'ai été seule pour l'occasion... Il faudra que j'y revienne pour approfondir davantage...
Edifié au début du XVIème siècle, Brou est le chef d'oeuvre voulu par Marguerite d'Autriche pour perpétuer l'amour qu'elle portait à son époux défunt, Philibert le Beau, duc de Savoie.

L'église (1513-1532) édifiée par Loys Van Boghem, le maître d'oeuvre...

... bruxellois choisi par Marguerite d'Autriche, est un chef d'oeuvre du gothique flamboyant...

Le grand cloître était destiné à la déambulation des moines.
Il présente au rez de chaussée des galeries voûtées d'ogives et à l'étage des galeries plafonnées...

Il est dominé par la tour de cinq étages qui s'élève sur le flanc droit de l'abside...

L'ensemble du monastère comprend plus de 4000 m² de communs pour douze moines seulement...

... dont cette salle, le réfectoire, qui est la plus vaste de celles voûtées d'ogives...

Le troisième cloître était réservé aux communs. De style bressan, avec ses arcs en plein cintre et ses toits...

... couverts de tuiles creuses, il comprend trois galeries plafonnées.
Pavé de galets, il comporte un puits couvert d'un toit en pavillon....

Le premier étage, celui des cellules des moines, abrite des collections de peinture, et de mobilier. Bon nombre...

...de tableaux, notamment des XVIème et XVIIème siècles flamands et français mériteraient une visite plus longue...

Un monastère pour prier... mais aussi une église...

... à la nef grandiose et lumineuse...

Un jubé envahi par une exubérante végétation de pierre annonce les splendeurs du choeur, avec les tombeaux de Philibert et de Marguerite...

... avec ses vitraux, certains d'après Dürer, datant de 1525 à 1531...

La chapelle de Marguerite d'Autriche, avec le retable d'albâtre consacré aux "Sept joies de la Vierge"

Les 74 stalles de chêne, taillées de 1530 à 1532, présentent des traits de la renaissance flamande...

Je n'ai pas pris le temps de tout bien détailler... Il me faudra donc, un jour, une autre visite... pas seule j'espère...


Ma Tante Simone aurait eu 95 ans ce 31 Mai...
Je pense toujours à elle...



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Louise (mise à jour le 1er Juin 2008 ©)