Du Puy en Velay à Pérouges...

Mardi 17 et Mercredi 18 Avril 2007

La "Via Podiensis" au départ du Puy en Velay est l'une des quatre routes décrites dès le XIIème siècle pour rejoindre le sanctuaire espagnol de Saint Jacques de Compostelle.
Ayant marché de Besançon à St Haon le Chatel en 2005, puis de là jusqu'au Puy en 2006, ma Dame poursuit son chemin à pied vers Compostelle ...
Cela lui permet de faire le point sur sa (notre) vie, moments nécessaires de réflexion et de méditation.
Une après midi de tourisme avant son départ le lendemain en direction de Figeac, qu'elle devrait atteindre dans une dizaine de jours.

Le site du Puy est étonnant... Une cuvette où se dressent d'énormes pitons d'origine volcanique: une cheminée de volcan tel le Rocher St Michel ou une partie de cône éruptif comme le Rocher Corneille, dominé par la statue de Notre Dame de France, et au pied duquel s'étage la vieille ville et se dresse la Cathédrale Notre Dame.

LE PUY EN VELAY
C'est fou le nombre de rues qui se résument à des escaliers pentus...
Ici la rue du Bessat qui aboutit à la place de la Platrière...

La montée du cloître, qui conduit à la Cathédrale, est encore plus raide. C'est là que les kilos en trop se font sentir !

Dans la Cathédrale, la statue de Saint-Jacques est évidemment vénérée par les pèlerins en route vers Compostelle...

La rue des Tables nous conduit au pied du grand escalier de la Cathédrale (134 marches).
De style roman, elle montre des influences dues aux apports de l'Orient et de l'Espagne Mauresque...

La renommée de la cité du Puy est également liée à la dentelle à la main, dont les gestes et la technique ont été préservés (Atelier conservatoire national de la dentelle du Puy)....

... et restent enseignés au Centre d'enseignement de la dentelle au fuseau.
L'origine de cet art remonte au XVème siècle.

Au bas de la rue des Tables, la boutique "A la Ville du Puy" offre des trésors en dentelle... Et l'accueil de la jeune dentellière (ci-dessus) est sympathique.
A peu près en face, sur la place des Tables, "la Fontaine du choriste" a été dédiée au XVème siècle....

... à la mémoire d'un jeune choriste qui chantait des cantiques dans les rues de ce quartier pendant les fêtes de Noël.

Rue du Chamarlenc (Chambellan), une de celles qui ont conservé leur caractère médiéval.

Après la rue Becdelièvre et la rue Grasmanent... noms savoureux...
en direction de St Michel d'Aiguilhe...

Dans le quartier du cloître, certains édifices datent du XIIème siècle...

Le rocher d'Aiguilhe, de 82m de hauteur, est surmonté d'une chapelle dédiée à Saint-Michel, édifiée à partir du Xème siècle avec l'encouragement de l'évêque Gothescalk, premier pélerin français vers Saint Jacques de Compostelle.
On y accède par un escalier de 286 marches .....

..... que nous n'avons hélas (?) pas pu gravir, car les visites s'achevaient à 17h30 !!
Vus depuis la base, chapelle et rocher semblent encore bien plus hauts...

Au pied du rocher Saint-Michel, la chapelle Saint-Clair date du XIIème siècle.
Parfois appelée "Temple de Diane", ce serait la chapelle de l'ancien hôpital des pauvres Saint-Nicolas.

Place de la Platrière, l'ancienne chapelle de la Visitation (1652-1655) où furent jugés les compagnons de Jéhu à la fin de la Révolution.
Les compagnons de Jéhu pourchassèrent les Jacobins de janvier à juin 1795 dans la région lyonnaise.
Sur 114 accusés, 3 seulement furent condamnés à mort en mars 1799.... Mais les prisonniers s'évadèrent avant !

18 Avril...
En haut de la rue des Capucins, fort montante, tourner à droite rue de Compostelle...
Et à partir de là, il n'y a qu'à suivre les coquilles...

... en étant sous la protection de Saint-Jacques...
et en ayant de bonnes jambes et de bonnes chaussures !...

PEROUGES, cela faisait un moment que j'avais envie de visiter cette cité médiévale (XVème siècle) perchée sur sa colline...

C'était l'occasion puisque mon chemin de retour passait à proximité.
Mais je n'ai pas tout vu (faute de guide...) Il faudra que j'y revienne...
La maison Thibaut, avec son toit en surplomb est une des plus jolies.

Dans toutes les rues (ici la rue des Rondes), on remarque le pavage à double pente avec la rigole médiane pour l'écoulement des eaux. Les toits des maisons débordant largement permettaient d'abriter le "haut du pavé"...

Le grenier à sel, deuxième maison à droite, possède ce genre de toit caractéristique....

Ma Dame marche vers Compostelle... mais elle n'y arrivera pas encore cette fois-ci, c'est prévu pour cet été...
Pour ma part, j'en ai profité pour visiter deux villes que je ne connaissais pas du tout.
"Louise un peu partout".. c'est vraiment un peu partout !...
Mais la cité médiévale de Pérouges vaut certainement mieux que les deux heures que je lui ai consacrées...
Dommage que je n'aie pas pu revoir mon Amie Lil à la veille de son départ outre Atlantique alors que je suis passée à deux pas...

à suivre...