Les quelques lignes qui suivent n'ont pas la prétention de donner des informations très précises et scientifiquement détaillées concernant les hormones qui sont analysées dans le cadre de mon parcours trans. Pour cela, on pourra se reporter utilement à d'autres sources à propos de :
- LH, FSH, prolactine
- Testostérone
- Estrogènes
- SHBG (ou TeBG, ou SBP)
J'évoque aussi sommairement la question des
transaminases, dont le suivi est très important, en particulier par celles qui ont un traitement par un médicament antiandrogène (Androcur) susceptible d'avoir un effet important sur le foie.
La LH (luteneizing hormone ou lutotropine) est une hormone hypophysaire présente aussi bien chez l'homme que chez la femme.
Chez l'homme, elle agit essentiellement sur les cellules interstitielles qui produisent les androgènes.
Chez la femme, elle agit sur le développement des cellules folliculaires, le développement et le maintien du corps jaune.
La FSH (follicle stimulating hormone ou follitropine) est l'hormone hypophysaire gonadotrope la plus importante. Chez l'homme, elle stimule la spermatogenèse (formation des spermatozoïdes).
Chez la femme, elle permet la maturation folliculaire et stimule les œstrogènes, et permet à l'hypophyse de sécréter la LH responsable de l'ovulation.
La prolactine est une hormone sécrétée par l'hypophyse aussi bien chez l'homme que chez la femme.
Chez la femme, elle permet le déclenchement et le maintien de la lactation et en dehors de la grossesse a un rôle dans la sécrétion de progestérone.
Chez l'homme, elle agit sur la sécrétion de testostérone.
Ces trois hormones sont antehypophysaires, l'hypophyse étant une glande située dans le cerveau. Les deux suivantes sont des hormones sexuelles stéroïdiennes.
L'œstradiol est le principal œstrogène de l'organisme. Il est sécrété essentiellement par l'ovaire et par le placenta, accessoirement par les surrénales.
C'est l'élévation progressive de l'œstradiol au cours du cycle qui induit par l'hypothalamus et l'hypophyse la libération de LH et l'ovulation.
La testostérone est la principale hormone androgène.
Elle est sécrétée essentiellement par les testicules, mais aussi par les surrénales et les ovaires chez la femme.
Elle joue un rôle dans la spermatogenèse.
Elle doit être dosée chez l'homme en cas de stérilité, d'insuffisance testiculaire et de cancer de la prostate.
Chez la femme la testostérone doit être dosée en cas d'hirsutisme ou d'hyper androgénie.
La SHBG (sex hormone-binding globulin) ou SBP (sex steroid-binding protein), protéine de liaison des hormones stéroïdes sexuelles dans le plasma lie avec une forte affinité les stéroïdes sexuels, essentiellement la testostérone, et avec un degré moindre le 17beta-œstradiol. En liant les stéroïdes, la SHBG régule leur biodisponibilité et contrôle leur accès vers les cellules cibles, l'hypothèse la plus couramment admise est que seule la fraction libre des stéroïdes est biologiquement active. La SHBG maintient ainsi l'équilibre entre les effets biologiques respectifs des androgènes et des œstrogènes.
Les transaminases sont des enzymes qui accélérent le transfert d’un groupement aminé d’un acide aminé sur un acide cétonique.
Utilisation diagnostique: Deux transaminases présentent un intérêt clinique. L’augmentation de leur taux dans le sang est en effet révélatrice d’un certain nombre d’affections. Leur mesure permet donc d’orienter le diagnostic.
L’alanine-aminotransférase (ALT, ALAT ou SGPT [Serum Glumapyruvate Transferase]) est surtout présente dans le foie et les reins et, en quantité plus faible, dans les muscles striés et les globules rouges. Son taux, normalement inférieur à 15 unités internationales par litre, augmente en cas de destruction des cellules du foie - surtout lors d’une hépatite virale, avant apparition de l’ictère - parfois de façon très importante ; ce taux augmente également, dans de moindres proportions, au cours d’autres malaies du foie (cancer, cirrhose, hépatite toxique [causée par le tétrachlorure de carbone, par exemple], obstruction biliaire, etc) et au cours de l’infarctus du myocarde.
L’aspartate-aminotransférase (AST, ASAT ou SGOT Sérum Glutamooxaloacetate Transférase] se trouve principalement dans les cellules des muscles striés, du foie et dans les globules rouges. Son taux est normalement inférieur à 20 unités internationales par litre. Il augmente en cas de destruction des cellules, en particulier en cas d’infarctus du myocarde ( l’importance de l’augmentation étant alors proportionnelle à celle de la lésion) et de myopathie. En cas de destruction des cellules du foie, le taux sanguin d’AST augmente moins que celui d’ALT.
(source: Larousse médical - Édition 1998)
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